Essai Liberté 14

 

La biologie malhonnĂȘte conduit Ă 
l’extinction des humains

 

Par Jeremy Griffith, 2018

 

Dans cette prĂ©sentation, Jeremy Griffith souligne Ă  quel point la biologie malhonnĂȘte, notamment la fausse excuse des “instincts sauvages” pour le comportement humain est extrĂȘmement sinistre et dangereuse.

Regardez la présentation ici :

 

 

Cette vidĂ©o apparaĂźt Ă©galement en tant que VidĂ©o 14 dans la SĂ©rie d’Introduction en haut de notre page d’accueil Ă  www.humancondition.com.

 

La Transcription de cette vidéo

 

Veuillez noter que cette transcription contient des Ă©lĂ©ments surlignĂ©s en jaune qui ne figurent pas dans la vidĂ©o, notamment une explication de la thĂ©orie critique fondĂ©e sur le marxisme, qui n’était pas encore implantĂ©e dans la sociĂ©tĂ© lorsque cette vidĂ©o a Ă©tĂ© filmĂ©e.

 

 

La dangereuse sĂ©duction de l’excuse des “instincts sauvages”

Orange quote mark

Dans ma prĂ©sentation de la VidĂ©o/​Essai LibertĂ© 10 intitulĂ©e “Qu’est-ce que la condition humaine exactement ?” j’ai dĂ©crit Ă  quel point nous, les humains, avons eu peur du problĂšme jusqu’alors inexpliquĂ© de notre condition humaine corrompue, “dĂ©chue”, Ă  l’innocence dĂ©truite et ayant-abandonnĂ©-le-Jardin-d’Eden. (l’Essai LibertĂ© 21 explique comment nos lointains ancĂȘtres singes en sont venus Ă  vivre dans un Ă©tat moral complĂštement coopĂ©ratif, aimant, innocent, ÉdĂ©nique, et vous pouvez lire de nombreuses descriptions merveilleuses de cette Ă©poque d’innocence dans l’Essai LibertĂ© 53.) J’ai parlĂ© de la façon dont toutes nos pensĂ©es et actions ont Ă©tĂ© monopolisĂ©es par cette peur—que nous avons passĂ© presque toute notre vie d’adulte Ă  chercher et perfectionner un moyen d’éviter le problĂšme de la condition humaine. J’ai dĂ©crit comment nous avons mĂȘme essayĂ© de donner l’impression que nous n’étions pas affectĂ©s par le problĂšme ; souriant, plaisantant et essayant gĂ©nĂ©ralement de faire bonne figure. Fondamentalement, les esprits des humains adultes “rĂ©signĂ©s” se sont engagĂ©s Ă  Ă©viter toute pensĂ©e qui pourrait les mettre en contact avec le problĂšme, jusqu’à prĂ©sent inexpliquĂ©, de la condition humaine. (Le processus psychologique de RĂ©signation que les adolescents traversent pour vivre dans le dĂ©ni de la condition humaine est expliquĂ© dans l’Essai LibertĂ© 30.)

Il s’ensuit que puisque les scientifiques sont des humains souffrant de la condition humaine comme tout le monde, ils ont eux aussi vĂ©cu dans un dĂ©ni effrayĂ© de la condition humaine. De toute Ă©vidence, un tel Ă©vitement a Ă©tĂ© un handicap trĂšs sĂ©rieux dans leur mĂ©tier, car si vous ne pouvez pas affronter un sujet, vous n’ĂȘtes pas en mesure d’y penser de maniĂšre honnĂȘte et efficace.

 

Scientists wearing blindfolds while looking into microscopes in a laboratory

 

Et, puisque l’étude du comportement est du ressort de la biologie, il s’ensuit que la tĂąche capitale d’expliquer et de comprendre le comportement humain, plus particuliĂšrement la question cruciale de notre condition humaine en conflit entre “le bien et le mal”, a Ă©tĂ© la responsabilitĂ© particuliĂšre de scientifiques biologistes. Cependant, Ă©tant donnĂ© leur incapacitĂ© Ă  confronter et Ă  penser honnĂȘtement Ă  tout sujet mettant en Ă©vidence la question de la condition humaine, c’est-Ă -dire presque tous les sujets liĂ©s au comportement humain, nous pouvons nous attendre Ă  ce que trĂšs peu de comprĂ©hension vĂ©ridique du comportement humain ait Ă©mergĂ© de la biologie. Et, comme nous le verrons maintenant, cela a effectivement Ă©tĂ© le cas, avec des consĂ©quences extrĂȘmement graves que je vais exposer ici et que j’expliquerai en dĂ©tail dans l’Essai L. 35 (un essai si important qu’il a Ă©galement Ă©tĂ© publiĂ© sous la forme d’un livre indĂ©pendant intitulĂ© Mort par Dogme : La raison biologique pour laquelle la Gauche nous conduit Ă  l’extinction, et la solution, et je dois mentionner que ce livre est accessible gratuitement sur notre page d’accueil www.humancondition.com, comme l’un des quatre livres clĂ©s du WTM).

 

Painted portrait of Charles Darwin as an older man by John Collier

Charles Darwin (1809–1882)

Original title page of ‘The Origin of Species’ by Charles Darwin

 

En 1859, le trĂšs grand biologiste Charles Darwin Ă©crivit L’Origine des EspĂšces qui mit en lumiĂšre l’origine de la variĂ©tĂ© de la vie sur Terre. C’est un ouvrage fondateur qui a Ă©tĂ© Ă©lu livre le plus influent de l’histoire, mais il s’arrĂȘte nĂ©anmoins avant de s’attaquer Ă  “l’origine” de l’espĂšce que nous devions vraiment comprendre : nous, les humains. En fait, les humains sont Ă  peine mentionnĂ©s dans L’Origine des espĂšces—et Darwin a volontiers admis cette lacune parce qu’à la fin d’Origine, il a dit : « Dans un avenir lointain, je vois des champs ouverts pour des recherches bien plus importantes
 La lumiĂšre sera projetĂ©e sur l’origine de l’homme et de son histoire. »

La rĂ©ticence de Darwin Ă  s’attaquer Ă  « l’origine de l’homme et de son histoire » Ă©tait une rĂ©ponse comprĂ©hensible et honnĂȘte compte tenu de ce qui vient d’ĂȘtre expliquĂ© sur la façon dont le sujet du comportement humain a Ă©tĂ© insupportable et dĂ©primant pour pratiquement tout le monde—comme la chercheuse de Cambridge Jane Ellen Harrison a Ă©crit, Darwin « prĂ©voyait que sa doctrine devait avoir, pour l’histoire de l’évolution mentale de l’homme, des problĂšmes plus larges que ceux avec lesquels il Ă©tait prĂ©parĂ© personnellement Ă  traiter » (“The Influence of Darwinism on the Study of Religions”, Darwin and Modern Science, Ă©d. AC Seward, 1909, chapitre 25). (Voir les paragraphes 188-189 de LIBERTÉ pour une description plus dĂ©taillĂ©e de l’évitement de la condition humaine par Darwin.)

Cependant, tous les biologistes n’ont pas Ă©tĂ© aussi scrupuleux que Darwin. Bien qu’ils ne soient pas capables de faire face Ă  la condition humaine, beaucoup se sont prĂ©sentĂ©s comme des penseurs objectifs du comportement humain, avec pour rĂ©sultat que toutes sortes de supposĂ©es “explications” malhonnĂȘtes ont Ă©tĂ© avancĂ©es pour presque tous les aspects du comportement humain—une grande industrie de la biologie malhonnĂȘte s’est dĂ©veloppĂ©e autour du thĂšme du comportement humain. Et, comme je vais maintenant l’expliquer, toute cette malhonnĂȘtetĂ© a Ă©tĂ© basĂ©e sur l’excuse des “instincts sauvages animaux” pour notre comportement Ă©goĂŻste et agressif.

 

A collage with a hyena pack feeding on a carcass, Bighorn rams charge about to butt heads, and a lion brings down a buffalo.

AdobeStock; jeaneeem / Flickr

 

Cette excuse selon laquelle nous, les humains, avons des instincts brutaux et sauvages a Ă©tĂ© adoptĂ©e par pratiquement tout le monde. Nos conversations sont saturĂ©es de ce blĂąme envers nos “instincts sauvages” pour notre comportement compĂ©titif, Ă©goĂŻste et agressif affligĂ© par la condition humaine, avec des commentaires tels que : “Nous sommes programmĂ©s par nos gĂšnes pour essayer de dominer les autres et ĂȘtre un gagnant dans la bataille de la vie”, “Notre prĂ©occupation pour la conquĂȘte sexuelle est due Ă  notre instinct primitif de semer nos graines”, “Les hommes se comportent de maniĂšre abominable parce que leur corps est inondĂ© de testostĂ©rone pour qu’ils reproduisent leurs gĂšnes”, “Nous voulons une grande maison parce que nous sommes intrinsĂšquement territoriaux”, “Les combats et la guerre ne sont que notre nature animale qui s’exprime”, et “Les religions ne sont que des manifestations de notre mentalitĂ© de groupe axĂ©e sur la survie”. Cependant, comme je l’ai soulignĂ© dans L’Interview et dans la deuxiĂšme vidĂ©o de cette SĂ©rie d’Introduction (VidĂ©o/Essai L. 2), l’explication des instincts sauvages de “on-doit-reproduire-nos-gĂšnes” pour notre comportement compĂ©titif, Ă©goĂŻste et agressif est un mensonge complĂštement malhonnĂȘte. PremiĂšrement, nous, les humains, avons des instincts moraux coopĂ©ratifs, dĂ©sintĂ©ressĂ©s et aimants, dont la voix ou l’expression en nous est notre conscience—ce qui est le contraire d’instincts compĂ©titifs, Ă©goĂŻstes et agressifs. Comme Darwin l’a reconnu, « le sens moral offre peut-ĂȘtre la meilleure et la plus haute distinction entre l’homme et les animaux infĂ©rieurs » (voir le par. 375 de LIBERTÉ). Et pour avoir une nature instinctive morale altruiste, nos lointains ancĂȘtres doivent avoir Ă©tĂ© coopĂ©ratifs et aimants, pas compĂ©titifs et agressifs comme les autres animaux. L’Essai L. 21 et le chapitre 5 de LIBERTÉ expliquent que nous avons acquis nos instincts moraux extraordinairement altruistes par les soins maternels, et dĂ©crivent comment les bonobos (une variĂ©tĂ© de chimpanzĂ©s qui vit au sud du fleuve Congo en Afrique) sont un exemple vivant d’une espĂšce qui est en train d’atteindre cet Ă©tat complĂštement coopĂ©ratif, dĂ©sintĂ©ressĂ© et aimant grĂące aux soins maternels ; et dans l’Essai L. 22 vous pouvez lire des preuves fossiles de ce passĂ© coopĂ©ratif, dĂ©sintĂ©ressĂ© et aimant.

À ce stade, je dois prĂ©ciser qu’afin de contrer les affirmations de la droite individualiste et justifiant l’égoĂŻsme selon lesquelles nous, les humains, sommes naturellement Ă©goĂŻstes parce que nous avons des instincts entiĂšrement Ă©goĂŻstes, sauvages, de “survie du plus fort”, de devoir reproduire nos gĂšnes (ce que nous n’avons pas en rĂ©alitĂ© parce que nous avons nourri des instincts moraux, entiĂšrement inconditionnellement dĂ©sintĂ©ressĂ©s), la gauche a dĂ©veloppĂ© des thĂ©ories tout aussi malhonnĂȘtes mettant l’accent sur l’altruisme, selon lesquelles, bien que nous ayons des instincts Ă©goĂŻstes, sauvages, de “survie du plus apte”, de devoir reproduire nos gĂšnes, nous avons Ă©galement des instincts altruistes issus de situations oĂč la coopĂ©ration s’est avĂ©rĂ©e une stratĂ©gie de survie plus efficace que la compĂ©tition. Cette thĂ©orie dite de la “sĂ©lection de groupe” pour l’existence d’instincts coopĂ©ratifs en nous est une fausse biologie en raison, comme je l’explique briĂšvement, de « la tendance de chaque groupe Ă  perdre rapidement son altruisme par la sĂ©lection naturelle favorisant les tricheurs [individus Ă©goĂŻstes et opportunistes] » (The New York Times, 9 sept. 2011), comme l’a soulignĂ© le biologiste Jerry Coyne. Seule l’éducation prolongĂ©e de nos nourrissons pouvait permettre de surmonter l’égoĂŻsme gĂ©nĂ©tique et de dĂ©velopper un comportement inconditionnellement altruiste.

En outre, comme l’explique Ă©galement l’Essai L. 35 et sa version livresque, Mort par Dogme, les thĂ©oriciens de gauche ont Ă©galement trouvĂ© une explication malhonnĂȘte de la raison pour laquelle nous avons corrompu notre instinct moral lorsqu’ils ont prĂ©tendu qu’à la suite de l’avĂšnement de l’agriculture, des colonies sĂ©dentaires se sont dĂ©veloppĂ©es, permettant l’accumulation de biens ; le dĂ©sir et la compĂ©tition pour ceux-ci ont conduit le soi-disant cĂŽtĂ© Ă©goĂŻste de notre nature Ă  l’emporter sur le cĂŽtĂ© dĂ©sintĂ©ressĂ©, de sorte que la cupiditĂ©, la guerre et la domination par les plus puissants ont pris le dessus sur la vie humaine.

Dans le cas du thĂ©oricien politique de gauche Karl Marx, il soutenait que nous n’avons que des besoins instinctifs de base tels que le sexe, la nourriture, le logement et l’habillement, et que nous naissons essentiellement comme une “ardoise blanche” en termes d’instincts influençant notre comportement, et par consĂ©quent il soutenait que notre esprit peut ĂȘtre inscrit Ă  volontĂ© ! Bien que j’explique beaucoup plus en dĂ©tail dans Mort par Dogme comment Marx et la thĂ©orie critique basĂ©e sur le marxisme abandonnent complĂštement la science, ce que je dis ici dans cet essai est globalement exact pour les idĂ©ologies de gauche comme de droite—c’est-Ă -dire que si la gauche prĂ©sente Ă  la droite des explications diffĂ©rentes mais tout aussi malhonnĂȘtes du comportement humain, la croyance malhonnĂȘte qui prĂ©vaut dans les deux idĂ©ologies est que des instincts sauvages, Ă©goĂŻstes et qui doivent reproduire nos gĂšnes contrĂŽlent nos vies.

 

Three images of bonobos nurturing infants

Bonobos affectionnant leurs enfants

 

Ainsi, un point essentiel que j’ai soulevĂ© dans L’Interview et la VidĂ©o/Essai L. 2 sur l’excuse des instincts sauvages est que nous avons des instincts moraux coopĂ©ratifs, dĂ©sintĂ©ressĂ©s et aimants, et non des instincts sauvages comme l’affirment les biologistes de droite, ou une combinaison de certains instincts sauvages et de certains instincts coopĂ©ratifs comme le soutiennent les biologistes de gauche.

L’autre point fondamental que j’ai soulevĂ© en expliquant pourquoi l’explication de notre comportement compĂ©titif, Ă©goĂŻste et agressif par les instincts sauvages et le besoin de reproduire nos gĂšnes est un mensonge complĂštement malhonnĂȘte, est que les descriptions du comportement humain, telles qu’égocentrique, arrogant, inspirĂ©, dĂ©primĂ©, trompĂ©, pessimiste, optimiste, artificiel, haineux, cynique, mĂ©chant, immoral, brillant, culpabilisĂ©, mauvais, psychotique, nĂ©vrosĂ©, aliĂ©nĂ©s, etc., reconnaissent tous l’implication de l’esprit pensant pleinement conscient unique Ă  notre espĂšce—ils montrent clairement qu’il y a une dimension psychologique Ă  notre comportement. Nous, les humains, ne souffrons PAS d’une condition animale non-psychologique basĂ©e sur l’opportunisme gĂ©nĂ©tique, mais d’une CONDITION HUMAINE PSYCHOLOGIQUEMENT trouble basĂ©e sur l’esprit conscient (voir le paragraphe 40 de LIBERTÉ).

Et, plus important encore, comme nous le verrons, les psychoses peuvent ĂȘtre guĂ©ries par la comprĂ©hension, de sorte que notre nature humaine psychologiquement contrariĂ©e est rĂ©parable ou changeable—pas immuable, ce qui serait le cas si notre nature compĂ©titive, Ă©goĂŻste et agressive Ă©tait instinctive ; si c’était quelque chose qui Ă©tait dans nos gĂšnes et avec lequel nous Ă©tions nĂ©s.

L’explication rĂ©elle de la façon dont nous, les humains, sommes devenus des victimes psychologiquement contrariĂ©es d’une condition humaine colĂ©rique, Ă©gocentrique et aliĂ©nĂ©e a Ă©tĂ© prĂ©sentĂ©e dans L’Interview et la VidĂ©o/​Essai L. 3. Il y est expliquĂ© que ce qui a causĂ© la contrariĂ©tĂ© Ă©tait un affrontement entre nos instincts moraux innocents originels, ÉdĂ©niques, coopĂ©ratifs, dĂ©sintĂ©ressĂ©s et aimants et l’émergence de notre esprit conscient. Alors oui, nous avons des instincts coopĂ©ratifs, dĂ©sintĂ©ressĂ©s et aimants, pas des instincts sauvages, compĂ©titifs, Ă©goĂŻstes et agressifs. (Je pourrais mentionner que vous pouvez lire une description dĂ©taillĂ©e de ce que sont rĂ©ellement les instincts et la conscience au paragraphe 247-248 de LIBERTÉ. De plus, l’Essai L. 24 explique comment nous, les humains, sommes devenus pleinement conscients alors que d’autres animaux ne le sont pas devenus.)

Ce qui a Ă©tĂ© si extrĂȘmement dangereux avec l’excuse complĂštement malhonnĂȘte des instincts sauvages, c’est Ă  quel point elle a Ă©tĂ© sĂ©duisante. Quand il s’agissait d’éviter la vĂ©ritĂ© de notre condition humaine psychologiquement contrariĂ©e, ce que, comme soulignĂ©, tous les adultes rĂ©signĂ©s se sont engagĂ©s Ă  faire, l’excuse des “instincts sauvages animaux” pour notre comportement n’aurait guĂšre pu ĂȘtre plus sĂ©duisante—car au lieu de reconnaĂźtre nos instincts comme tout-aimants comme ils le sont rĂ©ellement, ils sont prĂ©sentĂ©s comme vicieux et brutaux ; et, au lieu que notre esprit conscient soit la cause destructrice apparemment responsable de la corruption et de la “chute en disgrĂące” de notre espĂšce, la cause de notre sĂ©paration d’avec l’état d’innocence originel du Jardin d’Eden de notre espĂšce, comme c’était le cas, il s’est prĂ©sentĂ© comme le “hĂ©ros” mĂ©diateur irrĂ©prochable qui devait essayer de contrĂŽler ces instincts prĂ©sumĂ©s sauvages en nous ! PlutĂŽt que de prĂ©senter nos instincts comme bons et notre esprit conscient colĂ©rique, Ă©gocentrique et aliĂ©nĂ© comme mauvais parce qu’il a en effet causĂ© la corruption de notre Ă©tat originel innocent, qui est la vĂ©ritable description de ce qui s’est passĂ©, nos instincts sont dits ĂȘtre mauvais et notre intellect conscient bon—ce qui, tout en soulageant fabuleusement l’immense culpabilitĂ© de notre esprit conscient pour avoir dĂ©truit le monde innocent de notre moi instinctif ou de notre Ăąme, Ă©tait un mensonge complĂštement Ă  l’inverse de la vĂ©ritĂ© ! (voir aussi le paragraphe 153 de LIBERTÉ)

 

 

Nos ancĂȘtres singes Ă©taient des nourriciers innocents et aimants

La reconstruction inhabituellement honnĂȘte de nos ancĂȘtres par le palĂ©oartiste Jay H. Matternes, l’Ardipithecus Ramidus de
4.4 Ma, paru dans l’édition de dĂ©cembre 2009 de Science – Voir Essai L. 22
pour en savoir plus sur les preuves fossiles de notre passé coopératif.

Paleoartist reconstruction of the 4.4 million year old human ancestor, Ardipithecus ramidus standing in its natural habitat

 

PAS des brutes sauvages et
barbares comme dépeintes
pendant si longtemps.

Cartoon stereotying Cavemen as brutish, dumb, knuckle-dragging, and club wielding

 

C’est nous, les humains, qui sommes psychotiques, Ă©gocentriques, colĂ©riques et aliĂ©nĂ©s, semblables Ă  des monstres “abominables” !

DĂ©tail de la peinture “sans titre” de Jean-Michel Basquiat qui a Ă©tĂ© vendue en mai 2017 pour 110,5 millions de dollars, qui Ă©tait Ă  l’époque la sixiĂšme Ɠuvre d’art la plus chĂšre jamais vendue aux enchĂšres, sans doute en raison de sa reprĂ©sentation extraordinairement honnĂȘte de la vraie nature de notre actuelle condition humaine horriblement psychologiquement troublĂ©e —voir l’Essai L. 30.

‘Untitled’ painting by Jean-Michel Basquiat of a crazed and grimacing head figure.

Jean-Michael Basquiat © The Estate of Jean-Michel Basquiat

 

Ce qu’il faut maintenant dĂ©crire, c’est Ă  quel point les ramifications de ce mensonge que nous avons des instincts sauvages ont Ă©tĂ© Ă©normes. Ce qui s’est passĂ©, c’est que l’extrĂȘme sĂ©duction pour les humains rĂ©signĂ©s Ă©vitant-la-condition-humaine, de blĂąmer malhonnĂȘtement leur condition corrompue sur des instincts sauvages, a signifiĂ© que presque tous les biologistes l’ont adoptĂ©e et perpĂ©tuĂ©e. En effet, comme nous le verrons maintenant, cela s’est produit Ă  un tel point que l’excuse des instincts sauvages a Ă©tĂ© utilisĂ©e par les biologistes de droite comme de gauche pour expliquer malhonnĂȘtement presque tous les aspects du comportement humain !

 

Un bref rĂ©sumĂ© des principales explications biologiques malhonnĂȘtes fondĂ©es sur les instincts sauvages pour le comportement humain

 

Collage of covers of books about biology based on the ‘savage instincts’ excuse

Certains des nombreux livres scientifiques qui rendent compte du comportement humain en utilisant la fausse excuse des “instincts sauvages”.

 

Je vais commencer cet exposĂ© en rĂ©sumant trĂšs briĂšvement l’histoire des principales explications biologiques malhonnĂȘtes du comportement humain fondĂ©es sur les instincts sauvages ; je commencerai par les thĂ©ories de droite, puis je ferai un bref historique des thĂ©ories biologiques de gauche. Une description approfondie de cette histoire est prĂ©sentĂ©e dans les chapitres 2 et 6 de mon livre LIBERTÉ.

 

La biologie malhonnĂȘte de droite

 

La premiĂšre thĂ©orie malhonnĂȘte de droite pour le comportement humain basĂ©e sur la fausse excuse des instincts sauvages Ă©vitant-la-condition-humaine et dĂ©niant-notre-Ăąme-morale Ă©tait le Darwinisme Social. Cette thĂ©orie a dĂ©formĂ© la grande vision rĂ©volutionnaire de Charles Darwin sur la sĂ©lection naturelle comme un processus de “survie du plus apte”. La sĂ©lection naturelle est le mĂ©canisme par lequel certains membres d’une population se reproduisent plus que d’autres dans un environnement donnĂ© et, plus important encore, dans la premiĂšre Ă©dition de L’Origine des espĂšces, le livre qui a lancĂ© son concept de sĂ©lection naturelle, Darwin a correctement laissĂ© non-dĂ©cidĂ© si les individus qui se reproduisaient davantage pourraient ĂȘtre considĂ©rĂ©s comme des gagnants, comme Ă©tant “plus aptes”. Cependant, comme je le dĂ©cris au paragraphe 195 de LIBERTÉ, dans les Ă©ditions suivantes, Darwin fut persuadĂ© par ses associĂ©s Herbert Spencer et Alfred Russel Wallace de remplacer le terme “sĂ©lection naturelle” par le terme “survie du plus apte”. L’attrait sournois de cette mauvaise interprĂ©tation Ă©tait qu’elle renforçait cette excuse malhonnĂȘte que les humains utilisaient dĂ©jĂ  pour notre comportement compĂ©titif, Ă©goĂŻste et agressif, Ă  savoir que nos ancĂȘtres n’étaient pas coopĂ©ratifs et aimants, mais des sauvages compĂ©titifs et agressifs prĂ©occupĂ©s par la survie et la domination des autres, comme font les autres animaux, et que nous, dans le sens de “nous” Ă©tant notre moi pensant conscient, sommes les hĂ©ros irrĂ©prochables devant essayer de contrĂŽler ces instincts supposĂ©s sauvages en nous. Comme je l’ai dit, puisque c’est l’émergence de notre esprit conscient qui a conduit Ă  la corruption de la vie instinctive coopĂ©rative et aimante originelle de notre espĂšce, c’était un mensonge complĂštement Ă -l’inverse-de-la-vĂ©ritĂ© pour soutenir le contraire et revendiquer que nos instincts Ă©taient compĂ©titifs, Ă©goĂŻstes et brutaux et notre intellect un hĂ©ros mĂ©diateur irrĂ©prochable.

(Je dois expliquer que la raison pour laquelle Darwin a Ă©tĂ© honnĂȘte de laisser non-dĂ©cidĂ© si ceux qui se reproduisent le plus sont “plus aptes” est que, comme l’explique l’Essai L. 25 et le paragraphe 358 de LIBERTÉ, ĂȘtre inconditionnellement dĂ©sintĂ©ressĂ©, oĂč l’on donne sa vie pour aider les autres sans chercher Ă  se reproduire davantage, peut ĂȘtre un rĂ©sultat biologiquement significatif, “plus apte”. Pour expliquer trĂšs briĂšvement pourquoi il peut ĂȘtre significatif, comme l’explique l’Essai L. 23, le sens de l’existence est de dĂ©velopper des ensembles de matiĂšre toujours plus grands et plus stables (en raison de la loi de l’Entropie NĂ©gative, les atomes se rassemblent pour former des molĂ©cules, qui se rĂ©unissent ou s’intĂšgrent pour former des composĂ©s, qui s’intĂšgrent pour former des organismes unicellulaires, qui Ă  leur tour s’intĂšgrent pour former des organismes multicellulaires, qui s’intĂšgrent ensuite pour former des sociĂ©tĂ©s, etc.)—et le sacrifice de soi inconditionnellement dĂ©sintĂ©ressĂ© pour le bien de l’ensemble est le thĂšme mĂȘme de ce processus d’intĂ©gration parce qu’il maintient la totalitĂ©. L’égoĂŻsme est source de division et de dĂ©sintĂ©gration alors que la considĂ©ration dĂ©sintĂ©ressĂ©e des autres maintient la globalitĂ©, elle est intĂ©grative. Le fait que le processus de sĂ©lection naturelle basĂ© sur les gĂšnes ne puisse normalement pas dĂ©velopper un altruisme inconditionnel entre les individus qui se reproduisent sexuellement—parce que les traits dĂ©sintĂ©ressĂ©s n’ont pas tendance Ă  se reproduire—est simplement une limitation du systĂšme d’apprentissage basĂ© sur les gĂšnes. L’altruisme intĂ©gratif est la vĂ©ritable caractĂ©ristique de l’existence, le thĂšme de la vie, d’oĂč son sens.)

 

E.O. Wilson headshot

E.O. Wilson (1929–2021)

 

Le problĂšme qui est survenu pour les biologistes soi-disant “mĂ©canistes” ou “rĂ©ductionnistes” Ă©vitant-la-condition-humaine et reniant-l’ñme-morale, utilisant l’excuse malhonnĂȘte du darwinisme social selon laquelle “les animaux sont Ă©goĂŻstes et prĂ©occupĂ©s par la domination et c’est pourquoi nous sommes Ă©goĂŻstes et prĂ©occupĂ©s Ă  obtenir autant de domination que possible par le pouvoir, la renommĂ©e, la fortune et la gloire”, c’est que cela ne tenait pas compte des instincts moraux inconditionnellement dĂ©sintĂ©ressĂ©s et altruistes des humains, dont la “voix”, comme je l’ai dit, est notre “conscience”. Non dĂ©couragĂ© par cet Ă©chec, c’est ce maĂźtre de la biologie malhonnĂȘte et de l’évitement de la condition humaine, le biologiste trĂšs acclamĂ© de l’UniversitĂ© d’Harvard Edward O. Wilson (il a Ă©tĂ© dĂ©crit Ă  tort comme « l’hĂ©ritier vivant de Darwin » et « le plus grand scientifique du monde »), qui a inventĂ© une solution encore plus malhonnĂȘte Ă  ce problĂšme—toujours basĂ©e sur l’excuse malhonnĂȘte des instincts Ă©goĂŻstes et mauvais, qui-doivent-reproduire-nos-gĂšnes. Dans son livre retentissant de 1975, Sociobiology: The New Synthesis (qui a Ă©tĂ© rapidement suivi par d’autres livres, comme le livre de Richard Dawkins en 1976, The Selfish Gene), Wilson a reconnu le comportement moral dĂ©sintĂ©ressĂ© chez les humains, mais a fait valoir qu’il ne s’agissait en rĂ©alitĂ© que d’une forme subtile d’égoĂŻsme, oĂč nous promouvons indirectement la reproduction de nos gĂšnes en favorisant d’autres personnes qui nous sont liĂ©es. Wilson dit dans sa thĂ©orie de la “sĂ©lection de parentĂšle” Ă©vitant-la-condition-humaine, reniant-l’ñme-morale-altruiste (qui est devenue l’un des fondements de ce que l’on appelle la Psychologie Evolutionniste), « la moralitĂ© n’a pas d’autre fonction dĂ©montrable » que d’assurer que « le matĂ©riel gĂ©nĂ©tique humain ... sera conservĂ© intact »; disant mĂȘme que «[le philosophe Jean-Jacques] Rousseau a affirmĂ© [que l’humanitĂ©] Ă©tait Ă  l’origine une race de nobles sauvages dans un Ă©tat de nature paisible, qui ont ensuite Ă©tĂ© corrompus... [mais ce que] Rousseau a inventĂ© [Ă©tait] une forme Ă©tonnamment inexacte de l’anthropologie » !! (voir le paragraphe 197 de LIBERTÉ).

 

Leafcutter ants carrying leaves

 

Avec le temps, il a Ă©tĂ© acceptĂ© que si la sĂ©lection de parentĂšle explique le comportement coopĂ©ratif des animaux comme les fourmis et les abeilles, elle ne reconnaĂźt ni n’explique effectivement la nature morale altruiste des humains. Comme le journaliste Bryan Appleyard l’a soulignĂ© Ă  propos de cette application malhonnĂȘte de la thĂ©orie de la sĂ©lection de parentĂšle, les biologistes « ont encore un trou bĂ©ant pour tenter d’expliquer l’altruisme. Si, par exemple, j’aide un aveugle Ă  traverser la rue, il est tout Ă  fait improbable que je sois incitĂ© Ă  le faire car il est un proche et porte mes gĂšnes. Et le monde regorge de toutes sortes de formes de coopĂ©ration Ă©laborĂ©es qui vont bien au-delĂ  des frontiĂšres de la simple relation. » (Voir le paragraphe 199 de LIBERTÉ)

Pour trouver une solution Ă  ce problĂšme, Wilson a ensuite, dans son livre de 2012, The Social Conquest of Earth, mis en avant la SĂ©lection Multi-Niveau absolument scandaleusement malhonnĂȘte pour l’eusocialitĂ© (vĂ©ritable socialitĂ©). LĂ  oĂč auparavant Wilson s’était limitĂ© Ă  se dĂ©barrasser de la vĂ©ritĂ© de notre moi ou de notre Ăąme instinctive morale altruiste, il s’est maintenant mis Ă  utiliser des mensonges pour se dĂ©barrasser du grand problĂšme principal auquel l’humanitĂ© est confrontĂ©e : notre CONDITION HUMAINE induite-par-la-conscience et psychologiquement contrariĂ©e ! L’audace de cet assaut est Ă©vidente dans la premiĂšre phrase de The Social Conquest of Earth, qui Ă©nonce : « Il n’y a pas de graal plus insaisissable ou prĂ©cieux dans la vie de l’esprit que la clĂ© pour comprendre la condition humaine » !! Oui, la condition humaine EST le Saint Graal de la quĂȘte humaine, mais ce que Wilson fait, ce n’est pas de fournir ce « graal » le plus « prĂ©cieux » de tous « dans la vie de l’esprit », comme sa phrase d’ouverture le suggĂ©rait, il entreprend plutĂŽt d’annuler toute chance de sa dĂ©couverte et, ce faisant, engage l’humanitĂ© Ă  l’extinction ! Hypocrisie pure, hypocrisie de la pire espĂšce possible !

Fondamentalement, la thĂ©orie de la SĂ©lection Multi- Niveau soutient qu’en plus des supposĂ©s instincts Ă©goĂŻstes, de compĂ©tition, de survie du plus apte, qui doivent-reproduire-leurs-propres-gĂšnes, nous, les humains, avons Ă©galement des instincts “moraux” coopĂ©ratifs et dĂ©sintĂ©ressĂ©s dĂ©rivĂ©s d’une soi-disant “sĂ©lection de groupe” opĂ©rant Ă  un autre niveau (contrant ainsi le dĂ©ni par la Psychologie Evolutionniste de l’existence d’instincts moraux inconditionnellement dĂ©sintĂ©ressĂ©s chez les humains). La vĂ©ritĂ©, cependant—que Wilson essaie de contourner par un bluff prĂ©tendant que l’efficacitĂ© de la guerre dĂ©pendait de la coopĂ©ration de groupe—est que l’idĂ©e de “sĂ©lection de groupe” donnant lieu Ă  des instincts dĂ©sintĂ©ressĂ©s a Ă©tĂ© totalement discrĂ©ditĂ©e au motif que tout altruisme qui se dĂ©veloppe dans un groupe sera constamment exploitĂ© par les tricheurs—“Je vous en prie, aidez-moi Ă  reproduire mes gĂšnes mais je ne suis pas prĂȘt Ă  vous aider Ă  reproduire les vĂŽtres.” Le biologiste Jerry Coyne a soulignĂ© cette logique lorsqu’il a Ă©crit que « la sĂ©lection de groupe pour l’altruisme serait peu susceptible de passer outre la tendance de chaque groupe Ă  perdre rapidement son altruisme par une sĂ©lection naturelle favorisant les tricheurs ». Pourtant, malgrĂ© cette faille Ă©vidente dans la thĂ©orie de la sĂ©lection de groupe, ces biologistes mĂ©canistes et rĂ©ductionnistes Ă©vitant-la-condition-humaine ont acceptĂ© la thĂ©orie de la SĂ©lection Multi-Niveau et se sont persuadĂ©s de l’adopter. (voir le paragraphe 203 de LIBERTÉ)

 

A band of New Guineans charging into battle with spears and arrows dressed in tradional battle dress.

Selon Wilson, notre capacité à gagner des guerres a en quelque sorte produit notre capacité à aimer inconditionnellement !

 

Dans l’ensemble, bien que la thĂ©orie de la SĂ©lection Multi-Niveau ajoutait des instincts inconditionnellement dĂ©sintĂ©ressĂ©s aux instincts Ă©goĂŻstes dans le mĂ©lange de ce qui serait censĂ© former le patrimoine instinctif de notre espĂšce, en substance, cela Ă©quivalait toujours Ă  poursuivre le mĂȘme vieux programme Ă -l’inverse-de-la-vĂ©ritĂ©, de “fuite-plutĂŽt-que-d’afffronter-la-condition-humaine”—prĂ©tendant que les humains ont des instincts Ă©goĂŻstes mauvais et un esprit conscient irrĂ©prochable qui doit hĂ©roĂŻquement “intervenir” pour les contrĂŽler. (voir pars 210-214 de LIBERTÉ)

Comme mentionnĂ©, ce qui est scandaleux et extrĂȘmement dangereux, c’est la façon dont Wilson a utilisĂ© la thĂ©orie de la SĂ©lection Multi-Niveau pour soi-disant expliquer ce « graal » qui est le plus « prĂ©cieux dans la vie de l’esprit » de la condition humaine, en disant dans The Social Conquest of Earth que « la sĂ©lection individuelle est responsable d’une grande partie de ce que nous appelons le pĂ©chĂ©, tandis que la sĂ©lection de groupe est responsable de la plus grande partie de la vertu. Ensemble, ils ont créé le conflit entre les plus pauvres et les meilleurs anges de notre nature. » En rĂ©sumĂ©, Wilson a affirmĂ© que « le dilemme du bien et du mal a Ă©tĂ© créé par une sĂ©lection Ă  niveau multiple ». Une approximation intelligente de notre condition conflictuelle, diaboliquement intelligente, mais totalement fausse ! (voir le paragraphe 201 de LIBERTÉ)

Ainsi, selon Wilson, plutĂŽt que d’avoir un moi ou une Ăąme instinctive originelle totalement inconditionnellement dĂ©sintĂ©ressĂ©e, altruiste et morale, que nous avons ensuite corrompue lorsque nous sommes devenus pleinement conscients il y a environ 2 millions d’annĂ©es et avons dĂ©veloppĂ© une psychose contrariĂ©e, Ă©gocentrique et aliĂ©nĂ©e, qui est la vraie description de l’origine de notre condition, nous aurions simplement des instincts qui veulent que nous nous comportions de maniĂšre dĂ©sintĂ©ressĂ©e et d’autres non. Alors qu’une partie « vertueuse », « meilleurs anges », « bien » de nous-mĂȘmes existe dans le rĂ©cit “nous avons des instincts dĂ©sintĂ©ressĂ©s” de Wilson, il n’y a pas la culpabilitĂ© ressentie par notre esprit conscient pour la corruption de notre Ăąme morale complĂštement dĂ©sintĂ©ressĂ©e. Cela signifie que le rĂ©cit de Wilson sur la condition humaine est sans jugement dans le sens oĂč il n’y a pas de valeur rĂ©elle, aucune notion des absolus du bien contre le mal ou du bon contre le mauvais dans le vĂ©ritable sens moral. Quel soulagement pour les humains culpabilisĂ©s, mais quelle incroyable imposture! Ce que Wilson a fait avec son rĂ©cit non-psychologique, sans-l’implication-de-notre-esprit-conscient-culpabilisĂ©, n’est pas d’expliquer la condition humaine mais de l’annuler, de rendre le problĂšme bĂ©nin, pratiquement sans consĂ©quence—et ce faisant, il enterre effectivement l’humanitĂ© dans les profondeurs les plus sombres de cette « demeure souterraine » de la « caverne » du dĂ©ni de Platon, que j’ai dĂ©crite dans la VidĂ©o/​Essai L. 11. (voir par. 214 de LIBERTÉ)

 

A group of people stuck and despairing in a dark cave of denial

 

J’ai fourni des preuves claires que la thĂ©orie de la SĂ©lection Multi-Niveau de Wilson n’est rien d’autre qu’une excuse inventĂ©e outrageusement malhonnĂȘte pour notre condition quand, dans la VidĂ©o/​Essai L. 4, j’ai fait rĂ©fĂ©rence aux nombreux grands penseurs de l’histoire qui ont reconnu les Ă©lĂ©ments instinct vs intellect impliquĂ©s dans la production de notre condition humaine en dĂ©tresse psychologique. On a mĂȘme vu dans la VidĂ©o/​Essai L. 10 comment le grand poĂšte du 19e siĂšcle William Blake a reconnu que notre Ă©tat de dĂ©tresse est le rĂ©sultat d’un affrontement entre les « deux Ă©tats contraires » d’un hĂ©ritage instinctif moral « innocent » tel un « agneau », coopĂ©ratif et aimant, et notre esprit conscient basĂ© sur « l’expĂ©rience ». Dans l’Essai L. 53, beaucoup plus de preuves sont prĂ©sentĂ©es, attestant que l’explication "instinct contre intellect” de la condition humaine est Ă©vidente lorsque l’on est prĂȘt Ă  penser honnĂȘtement et sincĂšrement au sujet.

Encore une fois, les chapitres 2 et 6 de LIBERTÉ fournissent une description approfondie de l’histoire des explications biologiques malhonnĂȘtes du comportement humain basĂ©es-sur-les-instincts-sauvages.

 

La biologie malhonnĂȘte de gauche

Comme je l’ai briĂšvement mentionnĂ© plus haut, pour contrer les affirmations de la droite, individualistes et justifiant l’égoĂŻsme, selon lesquelles nous, les humains, sommes naturellement Ă©goĂŻstes parce que nous avons soi-disant des instincts sauvages de “survie du plus apte”, la gauche a entrepris de dĂ©velopper des thĂ©ories mettant l’accent sur l’altruisme, qui soutiennent que si nous avons effectivement des instincts sauvages, compĂ©titifs et agressifs de “survie du plus apte”, nous avons aussi des instincts altruistes dĂ©rivĂ©s de situations oĂč la coopĂ©ration Ă©tait soi-disant une stratĂ©gie de survie plus efficace que la compĂ©tition. Dans le chapitre 6:9 de LIBERTÉ, je prĂ©sente une histoire de cette biologie malhonnĂȘte de gauche qui utilise ce concept de “sĂ©lection de groupe” qu’a utilisĂ© E.O. Wilson, selon lequel un groupe altruiste et coopĂ©ratif vaincra un groupe Ă©goĂŻste et compĂ©titif, et c’est soi-disant ainsi que nous avons dĂ©veloppĂ© des instincts altruistes et coopĂ©ratifs, ce qui, comme je l’ai soulignĂ©, est en fait biologiquement impossible en raison de « la tendance de chaque groupe Ă  perdre rapidement son altruisme par la sĂ©lection naturelle favorisant les tricheurs [individus Ă©goĂŻstes et opportunistes] », comme l’a fait remarquer le biologiste Jerry Coyne.

En retraçant l’histoire de la biologie malhonnĂȘte de gauche, je dĂ©cris, par exemple, comment, dans les annĂ©es 1960, le comportementaliste Konrad Lorenz a Ă©crit que le comportement avait « une fonction de prĂ©servation de l’espĂšce » (On Aggression, 1963). Je dĂ©cris ensuite comment, lorsque des biologistes de droite ont mis en Ă©vidence la faussetĂ© de cette thĂ©orie de la “sĂ©lection de groupe”—comme George Williams dans son livre de 1966, Adaptation and Natural Selection—les biologistes de gauche ont essayĂ© de maintenir que nous avons des instincts moraux inconditionnellement dĂ©sintĂ©ressĂ©s en affirmant qu’ils sont dĂ©rivĂ©s de sous-produits de la sĂ©lection naturelle. Un exemple de cette approche “pluraliste” a Ă©tĂ© apportĂ©e par les biologistes Stephen Jay Gould et Richard Lewontin qu’ils dĂ©crivent eux-mĂȘme en 1979 comme « un grand nombre de grues [de construction] agissant conjointement avec la “sĂ©lection naturelle” » (“Darwin Fundamentalism”, The New York Review of Books, 12 juin 1997, dans lequel Gould a dĂ©veloppĂ© sa thĂ©orie des sous-produits ou “spandrills” et celle de Lewontin). Mais, incapables d’identifier prĂ©cisĂ©ment ce qu’étaient ces « sous-produits », ces « spatules » ou ces « grues », les gauchistes ont Ă©tĂ© contraints de se replier sur l’argument de type sĂ©lection de groupe, dĂ©sormais trĂšs discrĂ©ditĂ©, selon lequel “la coopĂ©ration est plus avantageuse que la compĂ©tition et peut donc ĂȘtre sĂ©lectionnĂ©e”. Ainsi, en 1994, malgrĂ© le fait que « la sĂ©lection de groupe a Ă©tĂ© considĂ©rĂ©e comme un anathĂšme par presque tous les biologistes de l’évolution » (Richard Lewontin, “Survival of the Nicest ?”, The New York Review of Books, 22 octobre 1998), le biologiste David Sloan (D.S.) Wilson a dĂ©sespĂ©rĂ©ment tentĂ© de « rĂ©introduire la sĂ©lection de groupe... comme antidote Ă  l’individualisme rampant que nous voyons dans les sciences du comportement humain » (David Sloan Wilson & Elliot Sober, “Re-Introducing Group Selection to the Human Behavioral Sciences”, Behavioral and Brain Sciences, 1994, Vol.17, No.4).

La droite a ensuite ripostĂ©, avec E.O. Wilson qui s’est appropriĂ© la thĂ©orie de la sĂ©lection Ă  plusieurs niveaux de D.S. Wilson, selon laquelle la sĂ©lection naturelle opĂ©rait au niveau du groupe aussi bien qu’au niveau individuel, ce qui permettait de reconnaĂźtre que nous avons des instincts altruistes, tout en rĂ©affirmant l’accent mis par la droite sur l’égoĂŻsme. Les biologistes de gauche ont alors essayĂ© de renforcer la “sĂ©lection de groupe” en ajoutant la vieille illusion des “sous-produits/des grues multiples/de la matrice d’influences” que Gould et Lewontin avaient d’abord utilisĂ©e. En fait, ils ont tout mis dans la balance : la sĂ©lection de groupe et une multitude de vagues “influences” pour souligner que l’altruisme est censĂ© ĂȘtre une partie importante de notre constitution gĂ©nĂ©tique naturelle ! On en trouve un exemple dans l’ouvrage Origins of Altruism and Cooperation publiĂ© en 2011, dont les Ă©diteurs Robert Sussman et Robert Cloninger Ă©crivent dans l’avant-propos que « Les recherches menĂ©es dans une grande diversitĂ© de disciplines scientifiques rĂ©vĂšlent qu’il existe de nombreux mĂ©canismes biologiques et comportementaux que les humains et les primates non humains utilisent pour renforcer les comportements prosociaux ou coopĂ©ratifs. Par exemple, il existe des mĂ©canismes neurobiologiques et hormonaux spĂ©cifiques qui favorisent le comportement social. Il existe Ă©galement des mĂ©canismes psychologiques, psychiatriques et culturels » (p.viii sur 439). Oui, on a prĂ©tendu qu’une matrice de « nombreux mĂ©canismes biologiques et comportementaux » a créé un « comportement prosocial ou coopĂ©ratif », mais la question demeure : comment exactement ? L’illusion est que l’origine de nos instincts moraux a Ă©tĂ© expliquĂ©e alors que ce n’est pas le cas—mais, une fois encore, dans le dĂ©sespoir d’affirmer la thĂ©orie de l’altruisme de la gauche et de contrer la doctrine de l’égoĂŻsme de la droite, une telle illusion extrĂȘme a Ă©tĂ© jugĂ©e nĂ©cessaire !

Encore une fois, la rĂ©alitĂ© de la sĂ©lection naturelle est la suivante : “Vous pouvez m’aider Ă  reproduire mes gĂšnes, mais je ne vais pas vous aider Ă  reproduire les vĂŽtres” ; ce n’est qu’en prenant soin de nos enfants que nous avons pu surmonter l’égoĂŻsme gĂ©nĂ©tique et dĂ©velopper un comportement inconditionnellement altruiste (voir l’Essai L. 21).

Fondamentalement, le concept biologiquement incorrect de “sĂ©lection de groupe” a Ă©tĂ© utilisĂ© Ă  plusieurs reprises par les penseurs de gauche parce que, mĂȘme s’ils reconnaissent que c’est une idĂ©e erronĂ©e, ils n’ont pas Ă©tĂ© en mesure d’affronter et de reconnaĂźtre la façon dont les soins maternels ont pu crĂ©er nos instincts moraux, et par consĂ©quent, ils ont dĂ» revenir au concept erronĂ© de “sĂ©lection de groupe” et tenter de le renforcer pour affirmer que l’altruisme est une partie naturelle de notre constitution.

Et en effet, une Ă©laboration de la thĂ©orie frauduleuse de la “sĂ©lection de groupe”, selon laquelle “la coopĂ©ration est plus avantageuse que la compĂ©tition et peut donc ĂȘtre sĂ©lectionnĂ©e”, a Ă©tĂ© dĂ©veloppĂ©e depuis la publication de LIBERTÉ en 2016. Cette Ă©laboration soutient que la sĂ©lection supposĂ©e contre l’agression au sein des groupes et la prĂ©tendue augmentation de la convivialitĂ© au sein du groupe qui en rĂ©sulte ont provoquĂ© ce que l’on appelle “l’autodomestication”, et ont Ă©galement entraĂźnĂ© une hostilitĂ© accrue envers les â€œĂ©trangers”. Par exemple, l’explication de la raison pour laquelle nous haĂŻssons les autres qui a Ă©tĂ© donnĂ©e dans le documentaire de Steven Spielberg de 2019, Why We Hate, Ă©tait basĂ©e sur ce concept, que l’anthropologue Brian Hare a articulĂ© dans son livre de 2020 Survival of the Friendliest : Understanding Our Origins and Rediscovering Our Common Humanity : « Au fur et Ă  mesure que les humains sont devenus plus amicaux, nous avons pu passer de la vie en petites bandes de dix Ă  quinze individus comme les NĂ©andertaliens Ă  la vie en groupes plus importants de cent personnes ou plus... Mais notre amabilitĂ© a un cĂŽtĂ© sombre. Lorsque nous sentons que le groupe que nous aimons est menacĂ© par un groupe social diffĂ©rent, nous sommes capables de le dĂ©shumaniser. Incapables d’éprouver de l’empathie pour les Ă©trangers menaçants, nous ne pouvons pas les considĂ©rer comme des semblables et devenons capables des pires formes de cruautĂ©. Nous sommes Ă  la fois l’espĂšce la plus tolĂ©rante et la plus impitoyable de la planĂšte » (pp.XXVI-XXVII de 304). Il s’agit donc du mĂȘme argument frauduleux de type sĂ©lection de groupe, selon lequel nous avons des traits altruistes oĂč nous sommes « tolĂ©rants » et prĂ©occupĂ©s par les autres membres de notre groupe, ainsi que des traits plus sombres oĂč nous sommes Ă©goĂŻstes, voire « impitoyables », prĂ©occupĂ©s par la reproduction de nos propres gĂšnes.

Encore une fois, nos instincts moraux dĂ©sintĂ©ressĂ©s ont Ă©tĂ© acquis par les soins maternels, et non par le mĂ©canisme biologiquement impossible de la “sĂ©lection de groupe”. Dans l’Essai 21, l’Essai 22 et le chapitre 5 de LIBERTÉ, j’explique et je prouve, par des rĂ©fĂ©rences aux bonobos et aux archives fossiles, que nos ancĂȘtres singes vivaient dans un Ă©tat de coopĂ©ration et d’amour total, de sorte que notre hĂ©ritage instinctif n’est pas composĂ© de quelques instincts Ă©goĂŻstes et de quelques instincts altruistes, mais d’instincts entiĂšrement altruistes et inconditionnels. De plus, comme je l’explique dans la FAQ 7.3 (qui dĂ©veloppe ce qui est expliquĂ© dans le chapitre 6:9 de LIBERTÉ), en dĂ©veloppant la pensĂ©e du philosophe Jean-Jacques Rousseau, la gauche affirme alors faussement que le cĂŽtĂ© altruiste en nous a finalement Ă©tĂ© submergĂ© par le supposĂ© cĂŽtĂ© Ă©goĂŻste en nous lorsque, suite Ă  l’avĂšnement de l’agriculture, des implantations sĂ©dentaires se sont Ă©tablies, permettant l’accumulation de possessions ; que soi-disant le dĂ©sir et la compĂ©tition pour ces possessions ont ensuite conduit Ă  la cupiditĂ©, Ă  la guerre et Ă  la domination par les plus puissants.

(Encore une fois, le chapitre 6 de LIBERTÉ fournit une description approfondie de cette histoire des explications biologiques malhonnĂȘtes de gauche basĂ©es sur les instincts sauvages pour le comportement humain).

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En rĂ©sumĂ©, nous pouvons constater que les biologistes de droite et de gauche soutiennent tous deux que les instincts sauvages, Ă©goĂŻstes, compĂ©titifs et agressifs, de “survie du plus fort”, individualistes, dominent nos vies. La seule diffĂ©rence est que la droite prĂ©tend que nous avons des instincts entiĂšrement Ă©goĂŻstes, tandis que la gauche prĂ©tend que nous avons des instincts sociaux, communautaires, dĂ©sintĂ©ressĂ©s, issus de la sĂ©lection de groupe, qui nous influencent parallĂšlement Ă  ces instincts Ă©goĂŻstes, ces derniers devenant dominants aprĂšs l’avĂšnement de l’agriculture, de la sĂ©dentaritĂ© et de l’accumulation de biens.

Cette situation bloquĂ©e qui caractĂ©rise tant la biologie aujourd’hui, oĂč la Droite utilise la fausse excuse des instincts sauvages de survie du plus fort pour justifier l’égoĂŻsme, et la Gauche utilise la fausse sĂ©lection de groupe plus une matrice d’influences pour essayer de dire que nous sommes aussi naturellement altruistes, a Ă©tĂ© parfaitement capturĂ©e dans un documentaire de 2010 sur ces idĂ©ologies biologiques conflictuelles. IntitulĂ© Secrets of the Tribe (sur les Indiens Yanomamö de l’Amazonie), le documentaire a fini par diffuser la cĂ©lĂšbre chanson de George et Ira Gershwin, Let’s Call the Whole Thing Off, dont les paroles sont les suivantes : « Things have come to a pretty pass... It looks as if we two will never be one... You like potato and I like potahto... Let’s call the whole thing off... » (Les choses sont arrivĂ©es Ă  un joli passage... Il semble que nous ne serons jamais unis... Tu aimes les pommes de terre et j’aime les patates...).

 

Le dogme de gauche conduit l’humanitĂ© droit Ă  l’extinction

Ce que je dois maintenant expliquer, c’est que l’utilisation de loin la plus dangereuse qui a Ă©tĂ© faite de l’excuse des instincts sauvages est son utilisation pour justifier l’imposition dogmatique d’un comportement coopĂ©ratif et aimant “bon” ou “correct” Ă  nos soi-disant instincts compĂ©titifs et agressifs immuables et innĂ©s, acquis-Ă -la-naissance. La base de la plupart de la philosophie politique de gauche (encore une fois, je discuterai prochainement du rejet total de la science par Marx) est que puisque nous, les humains, avons supposĂ©ment des instincts sauvages immuables, il s’ensuit que nous n’avons pas d’autre choix que d’imposer dogmatiquement un comportement coopĂ©ratif et aimant “bon” ou “correct” Ă  ces instincts supposĂ©ment compĂ©titifs et agressifs inchangeables.

Une fois que cette excuse selon laquelle nous avons des instincts sauvages animaux avec lesquels nous sommes nĂ©s et que nous ne pouvons donc pas changer est acceptĂ©e, alors l’imposition du dogme par le mouvement de gauche, est justifiĂ©e. Mais, comme soulignĂ©, cette explication sous-jacente des “instincts sauvages animaux” est fausse, de sorte que les principes fondamentaux de la philosophie de la gauche sont complĂštement faux. Encore une fois, comme je l’ai expliquĂ© dans L’Interview et la VidĂ©o/​Essai L. 3, la nĂŽtre est une condition psychologiquement troublĂ©e—une psychose—et la comprĂ©hension peut guĂ©rir une psychose, nous avons donc besoin de comprĂ©hension, ce qui est le contraire d’un dogme aveugle et dĂ©raisonnĂ©. En fait, le dogme idĂ©aliste et politiquement correct opprime la recherche du savoir parce qu’il Ă©touffe la libertĂ© d’ĂȘtre, dans une certaine mesure, compĂ©titif, agressif et Ă©goĂŻste, ce qui, comme l’histoire d’Adam la Cigogne dans L’Interview et la VidĂ©o/Essai L. 3 rĂ©vĂšle, Ă©tait le prix que nous, les humains, devions ĂȘtre prĂȘts Ă  payer pour rechercher la connaissance, finalement la connaissance de soi, la comprĂ©hension rĂ©conciliatrice, rĂ©demptrice et psychologiquement transformatrice de la condition humaine. ArrĂȘter la recherche contrariante de la connaissance nous empĂȘchait de nous libĂ©rer de notre condition contrariĂ©e, colĂ©rique, Ă©gocentrique et aliĂ©nĂ©e. Le dogme politiquement correct travaillait contre la libĂ©ration de la condition humaine de notre espĂšce. Paradoxalement, au lieu de crĂ©er le monde coopĂ©ratif et aimant, idĂ©al et “correct” comme il prĂ©tendait faire, le dogme de gauche conduisait l’humanitĂ© directement Ă  l’extinction parce qu’il arrĂȘtait la recherche trĂšs importante de la connaissance qui nous libĂ©rerait de notre condition ! Il n’était pas “progressif”, comme il aimait se dĂ©crire, il Ă©tait rĂ©gressif.

C’est l’importance et la puissance phĂ©nomĂ©nale de l’histoire d’Adam la Cigogne dans L’Interview et la VidĂ©o/​Essai L. 3 ; cela explique finalement qu’il y avait une bonne raison vitale, trĂšs importante, pour la colĂšre, l’égocentrisme et l’aliĂ©nation chez les humains. Elle explique et dĂ©fend notre recherche de connaissance immensĂ©ment contrariante mais immensĂ©ment hĂ©roĂŻque.

Comme cela est expliquĂ© en dĂ©tail dans l’Essai L. 35 et sa version livresque, Mort par Dogme le problĂšme Ă©tait que plus la recherche contrariante de connaissance/comprĂ©hension de la condition humaine se prolongeait, plus la race humaine devenait colĂ©rique, Ă©gocentrique et aliĂ©nĂ©e, ce qui Ă©tait la consĂ©quence de la recherche de connaissance. En fin de compte, ce qui s’est passĂ©, c’est que la race humaine est devenue si psychologiquement Ă©puisĂ©e par la recherche perturbante, tellement Ă©nervĂ©e, Ă©gocentrique et aliĂ©nĂ©e, que beaucoup n’ont pas pu rĂ©sister au soulagement d’abandonner la recherche contrariante et de se ranger du cĂŽtĂ© du monde coopĂ©ratif et aimant de nos instincts. Dans l’analogie d’Adam la Cigogne, un nombre toujours croissant d’humains a fini par vouloir simplement “reprendre la trajectoire de vol” et obĂ©ir aux idĂ©aux coopĂ©ratifs de nos instincts—abandonner l’honnĂȘte rĂ©alitĂ© de la situation difficile de l’humanitĂ© d’avoir Ă  participer Ă  la grande bataille contrariante hĂ©roĂŻque pour trouver des connaissances, et Ă  la place choisir une vie irresponsable, irrĂ©aliste et malhonnĂȘte de lĂąchetĂ© en se prĂ©lassant simplement dans le soulagement de se comporter de maniĂšre coopĂ©rative, idĂ©ale, “correcte” et signalant au monde qu’ils sont vertueux. Ils ne voulaient plus poursuivre la recherche capitale mais contrariante de connaissances, ultimement de la connaissance de soi, la comprĂ©hension de la condition humaine nĂ©cessaire pour mettre fin Ă  toutes les contrariĂ©tĂ©s/psychoses toujours croissantes dans le monde. Fondamentalement, ils ont votĂ© pour la mort de la race humaine par des niveaux terminaux de psychose—parce que, Ă  moins que la comprĂ©hension pleinement responsable et vĂ©ridique de la condition humaine ne soit trouvĂ©e, comme c’est heureusement le cas maintenant, cette psychose contrariĂ©e n’aurait fait que s’accroĂźtre. Telle est la vĂ©ritĂ© : les partisans de la philosophie de gauche ont prĂ©conisĂ© que la race humaine pĂ©risse en se tordant dans une agonie psychotique indescriptible et, pour faire face Ă  cela, des niveaux Ă©pidĂ©miques de dĂ©tachement et de dissociation autistiques—et cet Ă©tat d’aliĂ©nation terminale pour la race humaine approche trĂšs rapidement. L’Essai L. 55 dĂ©crit ce terrible Ă©tat de fin de partie dans lequel la race humaine est maintenant entrĂ©e.

 

A group of menacing and demonic zombies approaching

Les parades de zombies dans les rues, qui sont devenus populaires ces derniers temps, rĂ©vĂšlent la vĂ©ritĂ© sur l’état d’aliĂ©nation terminale de fin-de-partie qui est sur nous.

 

Le grand philosophe Friedrich Nietzsche a parfaitement compris la crise qui nous frappe quand il a Ă©crit cette description de la phase finale de la grande quĂȘte de l’humanitĂ© de l’ignorance Ă  l’illumination : « Il y eut toujours beaucoup de gens malades parmi ceux qui rĂȘvent et qui aspirent Ă  [l’idĂ©alitĂ© de] Dieu; ils haĂŻssent avec fureur celui qui cherche la connaissance, ils haĂŻssent la plus jeune des vertus qui s’appelle loyautĂ©... Le corps sain, parfait et bien charpentĂ©, parle avec plus de loyautĂ© et plus de puretĂ© : il parle du sens de la terre [qui est de lutter pour la connaissance, finalement la connaissance de soi, la comprĂ©hension de la condition humaine]
​Tu n’es pas libre encore, tu cherches encore la libertĂ©. Tes recherches t’ont rendu noctambule et trop lucide
​Mais, par mon amour et mon espĂ©rance, je t'en conjure : ne rejette pas le hĂ©ros dans ton Ăąme ! Garde saintement ta plus haute espĂ©rance !
​La guerre [contre l’oppression du dogme] et le courage ont fait plus de grandes choses que l’amour du prochain. Ce n’est pas votre pitiĂ©, mais votre bravoure qui sauva jusqu’à prĂ©sent les victimes
​Quel guerrier veut ĂȘtre mĂ©nagĂ© ! Je ne vous mĂ©nage point, je vous aime du fond du cƓur, mes frĂšres en la guerre ! » (Ainsi parlait Zarathoustra, 1892; tr. Henri Albert, 1941, pp.49-72 sur 488). Il faut souligner que ce que Nietzsche entend par « la guerre » est la bataille sous-jacente contre l’oppression de la condamnation de notre moi ou Ăąme moralement “correcte”, dogmatique, ignorante et instinctive. Dans un autre de ses livres, Par-delĂ  le bien et le mal, Nietzsche a Ă©crit de la mĂȘme maniĂšre : « Il y a un point de faiblesse maladive et d’affadissement dans l’histoire de la sociĂ©tĂ©, oĂč elle prend parti mĂȘme pour son ennemi [prend le soutien d’une forme de pseudo-idĂ©alisme non-comprĂ©hensive, sans questionnement, dogmatique, abandonnant-la-bataille, “reprenant-la-trajectoire-de-vol”, se-donnant-l’impression-d’ĂȘtre-bon]
​le chemin qui y mĂšne, s’appelle aujourd’hui dans toute l’Europe « progrĂšs » » (tr. 1885, sec. 201).

Oui, bien qu’il n’était pas mal de se reposer de la bataille contrariante pour trouver la connaissance (finalement pour trouver la connaissance de soi, la comprĂ©hension de la condition humaine) quand nous devenions trop en colĂšre, Ă©gocentriques et aliĂ©nĂ©s—en effet, le repos et la rĂ©cupĂ©ration ont Ă©tĂ© vitaux—ce qui Ă©tait faux et dangereusement trompeur Ă©tait de prĂ©tendre qu’abandonner la bataille Ă©tait le moyen de gagner la bataille, et le chemin Ă  suivre, ce que la culture de la gauche en politique prĂ©tend et essaie dogmatiquement d’imposer. La compassion et la gentillesse Ă  l’égard de ceux qui souffrent ou qui ont moins de chance Ă©taient trĂšs importantes, mais comme Nietzsche l’a dit, nous devions « garder saintement [notre] espĂ©rance » de rĂ©aliser le « sens » de notre existence en « cherch[ant] la connaissance » de nous-mĂȘmes. Nous, les humains, avions besoin de comprĂ©hension pour rĂ©concilier, guĂ©rir et transformer notre condition humaine psychologiquement contrariĂ©e et en dĂ©tresse, et non d’une discipline dogmatique type camisole-de-force de cet Ă©tat contrariĂ©, sans rĂ©flexion, sans rĂ©ponse. Nous devions ĂȘtre capables de penser notre chemin jusqu’à la santĂ© mentale, et non abandonner la rĂ©flexion et simplement se comporter comme des robots en Ă©tat de mort cĂ©rĂ©brale. Nous humains conscients pensants avions besoin de nourriture pour le cerveau, pas d’anesthĂ©sie cĂ©rĂ©brale. Nous avions besoin de rĂ©ponses. DĂ©brancher notre cerveau, abandonner la pensĂ©e, insister simplement dogmatiquement sur le fait que tout le monde doit ĂȘtre bon, est frauduleux et ne nous mĂšne nulle part, en fait, cela mĂšne la race humaine directement Ă  l’extinction. La seule chose qui nous sort de la condition humaine est la comprĂ©hension de la condition humaine, mais la culture de gauche consiste Ă  renoncer Ă  la comprĂ©hension.

 

‘The Thinker’, a bronze sculpture by Auguste Rodin, a man seated with his chin on his hand deep in thought

Le Penseur par Auguste Rodin, 1904

 

Et le monde est maintenant devenu si « fatiguĂ© » psychologiquement, « si pathologiquement mou », que la philosophie encore plus malhonnĂȘte biologiquement et illusoire psychologiquement de la ThĂ©orie Critique s’est installĂ©e dans la sociĂ©tĂ©. Comme l’explique l’Essai L. 35 et sa version livresque, Mort par Dogme, la ThĂ©orie Critique basĂ©e sur le marxisme ignore fondamentalement toute la pensĂ©e biologique des “instincts sauvages”, et mĂȘme le contre-pied biologique normal de la gauche, selon lequel nous avons des instincts coopĂ©ratifs et altruistes issus de la sĂ©lection de groupe, et dit simplement que nous sommes une “ardoise vierge”, et impose donc de maniĂšre dogmatique un comportement coopĂ©ratif—“Oublions la science et forçons tout le monde Ă  ĂȘtre coopĂ©ratif et aimant !” La science malhonnĂȘte Ă©tait dĂ©jĂ  assez mauvaise, mais renoncer Ă  la science revenait Ă  renoncer Ă  la pensĂ©e, ce qui est l’irresponsabilitĂ© ultime pour un ĂȘtre conscient.

Oui, incapables de se confronter Ă  la condition humaine et de trouver la vĂ©ritable explication rĂ©conciliatrice et psychologiquement rĂ©habilitante de instinct contre l’intellect de notre condition corrompue, et la vĂ©ritable explication des soins maternels pour nos instincts moraux dĂ©sintĂ©ressĂ©s, les penseurs de gauche sont revenus Ă  l’idĂ©ologie de Karl Marx qui avait dĂ©cidĂ© que « Les philosophes n’ont fait qu’interprĂ©ter le monde de diverses maniĂšres [ces diverses maniĂšres Ă©taient la justification de l’égoĂŻsme par “la nature est rouge de dents et de griffes” contre les tentatives biologiques fallacieuses pour dĂ©fendre un comportement dĂ©sintĂ©ressĂ©] ; il s’agit [non pas d’essayer de comprendre notre nature, mais] de le changer [simplement de le rendre coopĂ©rative/sociale/communautaire] » (ThĂšses sur Feuerbach, 1845) ; comme Marx l’a Ă©galement Ă©crit, « l’altĂ©ration des hommes sur une Ă©chelle de masse est nĂ©cessaire, une altĂ©ration qui ne peut avoir lieu que dans un mouvement pratique, une rĂ©volution » (L'idĂ©ologie allemande, 1845-1846). Fondamentalement, Marx avait dĂ©jĂ  reconnu le problĂšme du monde “rouge de dents et de griffes”, “l’égoĂŻsme est la loi de la jungle” dans lequel nous vivons, et parce que c’est apparemment tout ce que la science nous dit, nous devons en fait contourner la science et imposer dogmatiquement le monde idĂ©al et coopĂ©ratif qui est nĂ©cessaire. Ce que Marx a compris, c’est que le moyen d’éviter cette idĂ©e de “nous sommes naturellement sauvages, compĂ©titifs et agressifs” Ă©tait de limiter toute discussion sur notre nature humaine Ă©goĂŻste et dĂ©sintĂ©ressĂ©e Ă  la seule reconnaissance de nos besoins fondamentaux qui, comme le rĂ©sume le thĂ©oricien politique Norman Geras dans son livre de 1983 Marx and Human Nature, sont « pour les autres ĂȘtres humains [dĂ©sintĂ©ressement], pour les relations sexuelles, pour la nourriture, l’eau, les vĂȘtements, le logement, le repos et, plus gĂ©nĂ©ralement, pour les circonstances qui sont propices Ă  la santĂ© [Ă©goĂŻsme] » (p.72 de 126). En fait, Marx a poussĂ© Ă  l’extrĂȘme cette idĂ©e ridiculement fausse de “tout ce que nous avons, ce sont des besoins fondamentaux” en soutenant que nous naissons essentiellement comme une “ardoise blanche”, que notre esprit n’a pas de traits innĂ©s et peut ĂȘtre inscrit Ă  volontĂ©. La beautĂ© frauduleuse de cette idĂ©e selon laquelle notre « nature » est une « auto-crĂ©ation » (Karl Marx, Manuscrits Ă©conomiques et philosophiques de 1844) est que Marx est alors en mesure d’affirmer que ce sont les pressions sociales qui crĂ©ent notre comportement, et que tout ce dont nous avons besoin est un « mouvement pratique » pour « changer » la sociĂ©tĂ© afin de crĂ©er un monde plus aimant.

Alors oui, lorsque la biologie s’est enlisĂ©e dans un Ă©tat polarisĂ© de dĂ©saccord, les penseurs de gauche sont retournĂ©s Ă  la pensĂ©e de Marx et l’ont rĂ©adaptĂ©e pour rĂ©aliser leur mĂ©canisme de transformation du monde en un Ă©tat plus Ă©quitable et coopĂ©ratif—simuler l’arrivĂ©e d’un nouveau monde libĂ©rĂ© de la condition humaine. Cette pensĂ©e de gauche est la ThĂ©orie Critique. Comme le dit l’article de l’Encyclopaedia Britannica sur la ThĂ©orie Critique : « Croyant que la science, comme d’autres formes de connaissance, a Ă©tĂ© utilisĂ©e comme un instrument d’oppression, ils mettent en garde contre une foi aveugle dans le progrĂšs scientifique, arguant que la connaissance scientifique ne doit pas ĂȘtre poursuivie comme une fin en soi sans rĂ©fĂ©rence Ă  l’objectif d’émancipation humaine. Depuis les annĂ©es 1970, la thĂ©orie critique a eu une influence considĂ©rable sur l’étude de l’histoire, du droit, de la littĂ©rature et des sciences sociales » (https://www.britannica.com/topic/critical-theory ; consultĂ© le 19 juillet 2021). Et la Stanford Encyclopedia of Philosophy explique qu’« une thĂ©orie “critique” peut ĂȘtre distinguĂ©e d’une thĂ©orie “traditionnelle” en fonction d’un objectif pratique spĂ©cifique : une thĂ©orie est critique dans la mesure oĂč elle cherche Ă  â€œĂ©manciper l’homme de l’esclavage”, oĂč elle agit comme une “influence libĂ©ratrice” et oĂč elle travaille Ă  “crĂ©er un monde qui satisfait les besoins et les pouvoirs” des ĂȘtres humains... une thĂ©orie critique fournit la base descriptive et normative de l’enquĂȘte sociale visant Ă  diminuer la domination et Ă  augmenter la libertĂ© sous toutes ses formes » (https://plato.stanford.edu/entries/critical-theory/ ; consultĂ© le 19 juillet 2021).

Lorsque les ThĂ©oriciens Critiques affirment qu’ils « croient que la science, comme d’autres formes de connaissance, a Ă©tĂ© utilisĂ©e comme un instrument d’oppression » et qu’ils « mettent en garde contre une foi aveugle dans le progrĂšs scientifique », ils suivent le point de vue de Marx selon lequel « les philosophes n’ont fait qu’interprĂ©ter le monde de diverses maniĂšres [Ă  savoir la justification de l’égoĂŻsme par la “nature est rouge de dents de griffes” par opposition aux tentatives biologiques fallacieuses de justifier un comportement altruiste] ; le but n’est pas d’essayer de comprendre notre nature mais de la changer [simplement de crĂ©er un nouveau monde Ă©quitable, coopĂ©ratif/social/communautaire] ». Ils affirment donc que « la connaissance scientifique ne doit pas ĂȘtre poursuivie comme une fin en soi sans rĂ©fĂ©rence Ă  l’objectif d’émancipation humaine ». Ils affirment que nous devons dĂ©passer la pensĂ©e biologique « traditionnelle » « pour crĂ©er un monde qui satisfait les besoins et les pouvoirs des ĂȘtres humains ». Et puisqu’ils imputent notre comportement de division Ă  la « domination oppressive » et Ă  « l’esclavage » des structures sociales, nous devons nous « libĂ©rer » de ces constructions sociales pour atteindre l’« Ă©mancipation humaine ».

Mais encore une fois, Marx avait tort de dire que « Les philosophes n’ont fait qu’interprĂ©ter le monde de diffĂ©rentes maniĂšres, ce qui importe [ce n’est pas de comprendre le monde mais] c’est de le transformer ». Par « le transformer », Marx voulait simplement le rendre coopĂ©ratif, social ou communautaire, mais il avait tort. Ce qui « importe », et la responsabilitĂ© d’ĂȘtre conscient, est de comprendre notre monde et notre place en lui, pour finalement trouver la comprĂ©hension de notre condition humaine psychologiquement contrariĂ©e et corrompue.

Le dĂ©ni de la vĂ©ritĂ© de notre condition humaine psychologiquement troublĂ©e induite par l’esprit conscient de notre espĂšce, appuyĂ© par des biologistes comme E.O. Wilson, a permis et renforcĂ© cette attitude de la gauche d’imposer dogmatiquement des valeurs coopĂ©ratives idĂ©ales Ă  la sociĂ©tĂ© ; cela a permis et renforcĂ© un dogme de gauche dangereusement oppressif !

VoilĂ  donc Ă  quel point l’explication pleinement responsable de la condition humaine dans LIBERTÉ est prĂ©cieuse—elle permet d’arrĂȘter juste Ă  temps cette folle marche de la Gauche vers la mort par le dogme de la race humaine !

 

A procession of crazed looking marxist dummies, with the top of their heads cut off, march off a cliff

 

Encore un fois, l’Essais L. 35 et sa version livresque, Mort par Dogme, fournissent une description plus approfondie des raisons pour lesquelles la culture de gauche est fondamentalement dĂ©fectueuse ainsi qu’une analyse encore plus approfondie de l’utilisation abusive par la gauche de la fausse excuse biologique des “instincts sauvages” et ses consĂ©quences dangereuses.

 

L’ampleure de la rage avec laquelle la gauche utilise toujours la justification des “instincts sauvages” pour sa culture

MalgrĂ© le rejet de la ThĂ©orie Critique par la science, la gauche continue Ă  faire appel Ă  la science lorsqu’elle peut ĂȘtre utilisĂ©e pour aider son “objectif d’émancipation humaine”. Ainsi, ce par quoi je veux conclure cet essai est une description de jusqu’oĂč la gauche est maintenant allĂ©e dans l’utilisation de la justification des “instincts sauvages” pour sa culture.

Un article de 2012 intitulĂ© “La gauche utilise l’évolution pour tout expliquer” du journaliste et auteur amĂ©ricain Dennis Prager (voir www.wtmsources.com/217) dĂ©crit comment la gauche a adoptĂ© l’excuse malhonnĂȘte des “instincts sauvages” dans la mesure oĂč ils l’utilisent maintenant pour justifier chaque aspect de leur culture, « avertissant
 du danger que reprĂ©sente le fait de permettre Ă  la gauche d’utiliser la science – et l’évolution en particulier – pour donner au gouvernement le pouvoir de contraindre ses citoyens [pour, comme je viens de l’expliquer, se conformer avec leur culture politiquement correcte de devoir imposer l’idĂ©alisme Ă  nos supposĂ©s instincts sauvages] ». Prager a ajoutĂ© : « L’évolution est proposĂ©e comme l’explication de la gauche pour pratiquement tout. L’évolution explique l’amour, l’altruisme, la moralitĂ©, le comportement Ă©conomique, Dieu, la religion, l’intelligence ». Maintenant, pour briser ce non-sens : la science mĂ©caniste de gauche et de droite, qui Ă©vite la condition humaine, ont Ă©vitĂ© de reconnaĂźtre notre nature morale aimante, maternelle, authentiquement altruiste et conforme au Sens IntĂ©gratif, et au lieu de cela, dans le cas de l’aile droite, que toute bontĂ© et tout amour dĂ©sintĂ©ressĂ©s Ă©taient dus Ă  une forme subtile de “rĂ©ciprocitĂ©â€ Ă©goĂŻste ou de “sĂ©lection par la parentĂ©â€ et, lorsque cela s’est rĂ©vĂ©lĂ© dĂ©ficient, Ă  une “sĂ©lection de groupe” dans la thĂ©orie de la SĂ©lection Ă  Niveaux Multiples ; et dans le cas de la gauche, que l’amour dĂ©sintĂ©ressĂ© et la gentillesse dans notre nature Ă©taient dus Ă  la “sĂ©lection de groupe” accompagnĂ©e d’une matrice d’influences douteuses. Dans le cas de notre “comportement Ă©conomique” Ă©goĂŻste, cupide et capitaliste, alors que la droite a malencontreusement expliquĂ© que cela Ă©tait dĂ» Ă  notre instinct de compĂ©tition et d’égoĂŻsme, au besoin de reproduire nos gĂšnes, la gauche a fini par soutenir malhonnĂȘtement que ce capitalisme cupide Ă©tait dĂ» Ă  un endoctrinement induit par la sociĂ©tĂ©, alors que la VidĂ©o/​Essai L. 3 fournit la justification vĂ©ridique et basĂ©e sur la psychose de notre comportement Ă©goĂŻste, avide et ayant besoin de soulagement matĂ©riel. Dans le cas de « Dieu » et de la « religion », les deux sont censĂ©s ĂȘtre le rĂ©sultat de la nĂ©cessitĂ© d’ĂȘtre contrĂŽlĂ©s afin que nous puissions mieux reproduire nos gĂšnes (voir par. 215 de LIBERTÉ)—voir l’Essai L. 23 pour la vĂ©ritable explication de Dieu, et l’Essai L. 39 pour la vĂ©ritable explication psychologique de la religion. Et dans le cas de « l’intelligence », elle s’est soi-disant dĂ©veloppĂ©e Ă  partir du besoin de gĂ©rer des situations sociales complexes, encore une fois pour que nous puissions mieux reproduire nos gĂšnes (voir par. 507 de LIBERTÉ), mais la vĂ©ritable explication de la façon dont nous, les humains, sommes devenus conscients est prĂ©sentĂ© dans l’Essai L. 24.

Comme autre exemple de cette utilisation abusive de la science malhonnĂȘte, Prager a Ă©voquĂ© l’affirmation de la gauche selon laquelle « ceux qui ne soutiennent pas le mariage homosexuel ne reconnaissent pas le fait scientifique incontestable que l’homosexualitĂ© est un phĂ©nomĂšne naturel ». Il s’agit d’une illustration classique—affirmant que la pratique sexuelle des humains n’est pas diffĂ©rente de la pratique des animaux lorsqu’ils essaient de reproduire leurs gĂšnes. Mais la vĂ©ritĂ©, comme expliquĂ© dans le chapitre 8:11B de LIBERTÉ et rĂ©sumĂ©e dans l’Essai L. 27, est que le sexe tel que les humains le pratiquent—y compris l’homosexualité—est le rĂ©sultat d’ĂȘtre psychologiquement contrariĂ©, donc il n’y a pas de relation entre l’homosexualitĂ© qui se produit chez les animaux et les humains. Encore une fois, notre comportement est motivĂ© par la psychose. C’est donc une illustration classique du mauvais usage de la science malhonnĂȘte par la gauche : ils ont pris cette excuse de faux instincts sauvages pour le comportement humain et ont dit que cela explique l’homosexualitĂ© chez les humains et ont utilisĂ© cette affirmation pour dĂ©fendre le mariage homosexuel.

Nous voyons cette biologie malhonnĂȘte particuliĂšre, que tout ce qui concerne les relations sexuelles humaines est dĂ» Ă  un besoin de reproduire nos gĂšnes, partout ; par exemple, on prĂ©tend que les hommes sont attirĂ©s par les jeunes femmes parce qu’elles sont plus fertiles et qu’elles reproduiront avec plus de succĂšs nos gĂšnes, quand c’est l’innocence, ou l’apparence innocente, des femmes plus jeunes qui les rend plus attrayantes pour la sexualitĂ© destructrice humaine liĂ©e Ă  la psychose (encore une fois, voir l’Essai L. 27).

La gauche utilise donc une science malhonnĂȘte pour soutenir toutes ses positions, tant que cela correspond Ă  son rĂ©cit et contribue Ă  son “objectif d’émancipation humaine”. Comme le dit l’article de Prager, « Être en dĂ©saccord avec la gauche n’est pas seulement sexiste, intolĂ©rant, xĂ©nophobe, homophobe, islamophobe, raciste et bigot (SIXHIRB comme je l’ai appelĂ©) –c’est maintenant contre la science elle-mĂȘme. » VoilĂ  Ă  quel point la culture de gauche est insidieuse et, encore une fois, tout vient de cette idĂ©e complĂštement fausse que nous avons des instincts sauvages animaux. Comme le dit Prager, la gauche « utilise la science comme un outil pour dicter ce qui doit ĂȘtre tolĂ©rĂ© et ce qui doit ĂȘtre moquĂ© ».

Plus important encore, l’article de Prager a Ă©galement dĂ©clarĂ© que « la gauche a toujours cherchĂ© des explications uniques et sans jugement de valeurs pour le comportement humain » et « l’absence d’absolus, (le bien contre le mal, le bon contre le mauvais) ». Et c’est ce que la gauche prĂ©tend avoir avec ses modĂšles malhonnĂȘtes “un peu d’instincts Ă©goĂŻstes et un peu d’instincts dĂ©sintĂ©ressĂ©s” Ă©vitants-la-condition-humaine. Comme je l’ai dĂ©crit, ces thĂ©ories sont censĂ©es ĂȘtre des systĂšmes sans jugement-de-valeur qui disent malhonnĂȘtement que nous ne souffrons pas d’une condition humaine psychologiquement perturbĂ©e ; au contraire, Ă  travers l’utilisation de thĂ©ories malhonnĂȘte de la sĂ©lection de groupe, elles soutiennent simplement que “OK, avec des instincts Ă©goĂŻstes, nous avons des instincts dĂ©sintĂ©ressĂ©s”. C’est une dĂ©prĂ©ciation complĂšte de ce qu’est notre moi instinctif ou notre Ăąme, et un rejet complet et dangereux de notre psychose. Tout ce qui est vrai et important sur les humains est complĂštement massacrĂ©, dĂ©truit par ces arguments malhonnĂȘtes.

La vĂ©rité—qui, parce qu’elle est si grave, je rĂ©itĂšre dans l’Essai L. 36: Sauver la civilisation occidentale de la religion dogmatique de la gauche, et l’Essai L. 40: Le jour du jugement dernier enfin expliqué—est que toute la biologie est maintenant une grande imposture, comme pratiquement toutes les autres branches de la science, car elles sont toutes infectĂ©es par une pensĂ©e biologique mĂ©caniste malhonnĂȘte. Toutes nos universitĂ©s ne sont en rĂ©alitĂ© que des tours d’ivoire de la malhonnĂȘtetĂ© intellectuelle, des chĂąteaux de mensonges. Comme Platon a dĂ©crit la situation avec tant de prĂ©cision (voir la VidĂ©o/​Essai L. 11), tout le monde se cache dans une sombre caverne de dĂ©ni malhonnĂȘte. Tout ce qu’il y a Ă  lire maintenant, ce sont des ordures “cavernicoles”, et tout cela a abouti Ă  une prise de contrĂŽle dangereuse du monde par le dogme, qui est la plus grande menace que le monde ait jamais connu Ă©tant donnĂ© que ce qui Ă©tait vraiment nĂ©cessaire Ă©tait la libertĂ© d’expression et la recherche des connaissances qu’elle rendait possible. La race humaine est entrĂ©e dans l’ùre la plus sombre que le monde ait jamais connu, l’ultime Âge des TĂ©nĂšbres—et, sous-peu, l’extinction de la race humaine de mort par dogme ! Encore une fois,voir l’Essai L. 35 et sa version livresque Mort par Dogme pour une description prĂ©cise de la gravitĂ© de la situation.

 

Résumé

En rĂ©sumĂ©, ce que nous, dans le World Transformation Movement, fournissons, c’est l’explication rĂ©elle de la condition humaine qui aborde et rĂ©sout la psychose. Ce que la gauche a proposĂ© n’est qu’une imitation d’un monde sans condition humaine, et parce que sa pseudo imitation artificielle supprime la recherche des connaissances nĂ©cessaires pour rĂ©ellement crĂ©er un monde sans condition humaine, elle conduit non pas Ă  la libĂ©ration de la condition humaine, comme elle s’en donne l’illusion et proclame avec arrogance au monde, mais LOIN D’ELLE. La philosophie de la gauche est une escroquerie extrĂȘmement dangereuse, une contrefaçon maligne—ce n’était pas le remĂšde Ă  l’état troublĂ© du monde, c’était en fait le poison. L’explication biologique rĂ©elle de la condition humaine que nous prĂ©sentons dans le WTM est vĂ©ritablement « non fondĂ©e sur des valeurs »—parce que l’explication de l’histoire d’Adam la Cigogne Ă©limine effectivement Ă  jamais la notion de bien et de mal. Elle reconnaĂźt que nous sommes psychologiquement contrariĂ©s, mais explique qu’il y a une bonne raison pour laquelle nous sommes devenus contrariĂ©s—donc cela Ă©limine en fait la culpabilitĂ© ; elle fournit l’explication rĂ©elle de « l’absence d’absolus (le bien contre le mal, le bon contre le mauvais) ». Ces concepts ont Ă©tĂ© dĂ©mantelĂ©s honnĂȘtement, sincĂšrement et vĂ©ritablement parce que les anciennes mĂ©thodes dĂ©fensives incertaines pour justifier notre colĂšre, Ă©gocentrisme et aliĂ©nation, Ă  travers le pouvoir, la renommĂ©e, la fortune et la gloire sont maintenant obsolĂštes par la vraie comprĂ©hension biologique de nous-mĂȘmes. La vĂ©ritable comprĂ©hension de la condition humaine que nous prĂ©sentons entraĂźne en fait la transformation de la race humaine dĂ©sormais absolument nĂ©cessaire et rĂȘvĂ©e depuis 2 millions d’annĂ©es !

Le dernier point important Ă  souligner est que maintenant que nous avons l’explication rĂ©elle entiĂšrement responsable de la condition humaine, nous pouvons enfin expliquer et comprendre que si la droite et la gauche (diversement) utilisaient toutes deux la biologie malhonnĂȘte des “instincts sauvages” pour justifier leurs philosophies, la droite l’utilisait pour la cause du bien, Ă  savoir pour soutenir la recherche contrariante du savoir, tandis que la gauche l’utilisait pour ce qui Ă©tait mauvais, voire extrĂȘmement dangereux, Ă  savoir le blocage et mĂȘme l’opposition rĂ©solue Ă  cette recherche contrariante capitale de savoir. Si la biologie de la Droite et de la Gauche Ă©tait erronĂ©e, l’idĂ©ologie de la Droite Ă©tait correcte tandis que celle de la Gauche Ă©tait erronĂ©e. LE BÉNÉFICE ÉNORME DE CETTE COMPRÉHENSION CLARIFIANTE EST QU’ALORS QU’IL N’AVAIT PAS ÉTÉ POSSIBLE D’ARRÊTER LA TERRIFIANTE MARÉE DE DOGME POLITIQUEMENT CORRECTE DÉSTRUCTRICE-DE-LA-RACE-HUMAINE DE LA GAUCHE ENGLOUTISSANT LE MONDE, NOUS AVONS MAINTENANT LA CONNAISSANCE NÉCESSAIRE POUR L’ARRÊTER ! Nous pouvons enfin expliquer clairement ce qui est SI mauvais et dangereux dans la culture de la gauche. C’est donc ce qui est si prĂ©cieux dans la prĂ©sentation de cet essai, ainsi que l’explication dĂ©finitive de ce qui ne va pas avec la culture de la gauche, l’Essai 35 qui, en raison de son importance, a Ă©galement Ă©tĂ© publiĂ© sous forme de livre autonome, Mort par Dogme : La raison biologique pour laquelle la gauche nous conduit Ă  l’extinction, et la solution. Ce livre peut ĂȘtre consultĂ© sur notre page d’accueil www.humancondition.com, comme l’un des quatre livres clĂ©s du WTM.

 

Ayn Rand (1905-1982)

Ayn Rand (1905-1982)

Jordan Peterson during a Jan. 2018 interview

Jordan Peterson (1962- )

 

Oui, en fin de compte, les efforts hĂ©roĂŻques pour expliquer et justifier la politique de droite de la part d’Ayn Rand et plus rĂ©cemment de Jordan Peterson, Ă©taient vouĂ©s Ă  l’échec car leurs arguments Ă©taient toujours basĂ©s sur l’excuse biologiquement malhonnĂȘte de “l’instinct sauvage” du darwinisme social pour le comportement humain—que nous, les humains, sommes intrinsĂšquement compĂ©titifs, agressifs et Ă©goĂŻstes. Rand croyait que nous devions utiliser notre esprit pour gĂ©rer efficacement une nature Ă©goĂŻste, et Peterson pense que nous avons un hĂ©ritage instinctif concurrentiel, basĂ© sur la hiĂ©rarchie de la domination.  Ce n’est qu’en expliquant clairement ce qui est SI mauvais et dangereux dans la culture de la gauche qu’elle pouvait ĂȘtre arrĂȘtĂ©e.

Et, de maniĂšre importante, non seulement l’explication qui est prĂ©sentĂ©e ici expose Ă  le problĂšme de la politique de la gauche, en fournissant l’explication et la rĂ©solution de la psychose, l’explication de la condition humaine ; elle fournit la maniĂšre effective, rĂ©elle, vĂ©ritable, authentique de mettre fin Ă  tous les comportements compĂ©titifs et agressifs des humains et de transformer la race humaine. Comme le rĂ©sume le paragraphe 1136 de LIBERTÉ, c’est l’ironie finale de la saga du grand voyage de l’humanitĂ© de l’ignorance Ă  l’illumination—le monde idĂ©al exigĂ© dogmatiquement par la gauche est en fait amenĂ© par la droite qui gagne sa lutte de recherche-corruptrice-de-comprĂ©hension, nous-libĂ©rant-de-l’idĂ©alisme, dĂ©fendant-la-rĂ©alitĂ© contre le dogme pseudo-idĂ©aliste-opprimant-la-libertĂ© de la gauche. Maintenant que la droite a complĂ©tĂ© sa recherche de comprĂ©hension de la condition humaine nous-libĂ©rant-du-dogme, par la dĂ©couverte de la comprĂ©hension de la condition humaine, la justification du mode de vie Ă©gocentrique en quĂȘte de pouvoir-renommĂ©e-fortune-et-gloire Ă©pousĂ© par la droite est remplacĂ©e par l’attitude d’obĂ©issance-au-comportement-idĂ©al recherchĂ©e par la gauche. En ce sens, lorsque la droite l’emporte, nous devenons tous de gauche ; grĂące au succĂšs de la philosophie de la droite, nous adoptons tous les valeurs idĂ©ales recherchĂ©es par la philosophie de la gauche—mais, surtout, cette fois, nous n’abandonnons pas et ne nous opposons pas Ă  une bataille en cours, nous repartons vainqueurs !

C’est ainsi que se dĂ©noue enfin la “guerre culturelle” apparemment insoluble entre la politique de gauche et de droite. Fondamentalement, toute l’horrible affaire de la politique est achevĂ©e et la race humaine sauvĂ©e—MAIS LE GROS BLOCAGE DE “L’EFFET DE SOURD” POUR ACCÉDER À LA COMPRÉHENSION ENTIÈREMENT SOULAGEANTE ET RÉSOLUTRICE DE LA CONDITION HUMAINE, problĂšme que j’ai soulignĂ© dans la premiĂšre vidĂ©o/essai et Ă  nouveau dans les trois derniĂšres vidĂ©os/essais, DOIT TOUJOURS ÊTRE SURMONTÉ POUR QUE LA RACE HUMAINE SOIT EFFECTIVEMENT SAUVÉE.

 

Dans le prochain essai, l’Essai L. 15, beaucoup plus sera expliquĂ© sur la fabuleuse transformation de la race humaine qui est maintenant possible pour chaque ĂȘtre humain une fois qu’il a traversĂ© “l’effet de sourd” et qu’il est capable d’accĂ©der et de comprendre l’explication vĂ©ridique, sans dĂ©ni, de la condition humaine.Orange quote mark

 

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Comme nous l’avons mentionnĂ©, parce que la ThĂ©orie Critique a commencĂ© Ă  s’imposer dans la sociĂ©tĂ© ces derniĂšres annĂ©es, Jeremy a Ă©crit en 2021 le livret Mort par Dogme pour expliquer son extrĂȘme danger. Mort par Dogme peut ĂȘtre consultĂ© sur notre page d’accueil comme l’un des quatre livres clĂ©s du WTM, et apparaĂźt Ă©galement comme l’Essai L. 35. D’autres dĂ©veloppements sur l’extrĂȘme danger de la culture de gauche sont fournis dans les Essais L. 34 et 36, et les chapitres 8:15 et 8:16 de LIBERTÉ.

Le livret Transform Your Life And Save The World [Transformez Votre Vie Et Sauvez Le Monde] fournit un excellent rĂ©sumĂ© de toute la biologie malhonnĂȘte dans sa Partie 1, puis de toute la biologie vĂ©ridique dans sa Partie 2, et concluant dans sa Partie 3 avec la maniĂšre dont la vĂ©ritable comprĂ©hension de la condition humaine permet Ă  chaque ĂȘtre humain d’ĂȘtre immĂ©diatement transformĂ© par une vie libĂ©rĂ©e de la condition humaine.

Pour le traitement complet de toute la malhonnĂȘtetĂ© dans la biologie actuelle, lisez les Chapitres 2 et 6 de LIBERTÉ.

 

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